Que faut-il retenir des élections législatives en Inde?

élections Inde Crédits photos: Le Point

Vous en avez certainement entendu parler, les élections législatives indiennes viennent de se terminer après cinq semaines d’un vote aux dimensions exceptionnelles. Voici ce qu’il faut retenir des élections.

élections Inde

Crédits photos: Le Point

Les élections indiennes en chiffres

  • 814 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes à travers le pays, ce qui en fait les plus importantes élections démocratiques jamais organisées
  • la participation a atteint 66,38%, soit le taux le plus élevé depuis l’indépendance de l’Inde en 1947
  • les électeurs ont élu pour cinq ans la 16e législature de la Lok Sabha, la chambre basse du Parlement indien

 

Les leçons du scrutin

Suite au dépouillement qui a eu lieu le 16 mai 2014, il apparaît nettement que l’Alliance Démocratique Nationale (dont fait partie le parti nationaliste hindou BJP) remporte la majorité au Parlement, obtenant 336 sièges sur 543. Narendra Modi, leader du BJP, devient donc le nouveau Premier Ministre du pays, succédant à Manmohan Singh en poste depuis 2004. L’Inde étant une république parlementaire, il devient donc le nouvel homme fort du pouvoir exécutif. Mais que faut-il retenir d’une telle victoire?

  • Tout d’abord, Narendra Modi s’appuie sur une très forte légitimité, le taux de participation aux élections atteignant des records.
  • Ensuite, il apparaît que les Indiens attendent beaucoup de Modi qui s’est véritablement présenté comme l’homme providentiel, notamment dans le domaine de l’économie.
  • Les grands perdants de ces élections sont sans aucun doute Rahul et Sonia Gandhi, ainsi que leur parti du Congrès Indien, après dix ans de pouvoir en Inde. Les électeurs, lassés, mais aussi pour sanctionner des histoires de corruption et un manque criant de résultats économiques, ont décidé de mettre fin au règne du Parti du Congrès. C’est bien d’une mini révolution qu’il s’agit ici.

 

Questions pour l’avenir du pays

Tout d’abord, on est droit de se demander ce qui va advenir de la coexistence pacifique entres les différents cultes. En effet, Narendra Modi, issu de l’extrême droite hindouiste, était ministre en chef pendant les pogroms qui ont fait près d’un millier de victimes chez les musulmans au Gujarat en 2002. Il ne s’est pas vraiment exprimé sur la question du nationalisme mais on peut craindre une menace pour les minorités religieuses.

D’autre part, la délicate question des droits des femmes en Inde reste en suspend. Si le BJP avait déjà évoqué la nécessité de renforcer la sécurité des femmes après les manifestations contre le viol en 2012, rien n’est encore très clair sur ce que Modi a prévu à ce sujet. Il ne parle en tous cas pas de citoyenneté ni d’égalité pour les femmes.

 

N’hésitez pas à rajouter des éléments ou à commenter cet article !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*