Nous, Bac+5 et «envie d’autre chose»

En discutant avec mes copains d’ici et d’ailleurs je me suis vraiment rendue compte que quelque chose de nouveau se tramait. Diplômés, en CDI, un bon salaire en poche mais pas pour autant satisfaits d’une vie qui se résume bien souvent au CV et à la carrière… on a « envie d’autre chose ».

La génération Y mais pas que…

Les sociologues, anthropologues et autres spécialistes de l’Homme et de ses comportements adorent mettre des noms sur les phénomènes de société (bon en fait c’est leur boulot). Et apparemment, mes amis, vous et moi, qui sommes nés entre le début des années 80 et le début des années 2000 faisons partie de la « génération Y ».

Alors pourquoi Y ? Ce n’est pas très clair et je vous laisse choisir entre la version qui dit que le Y viendrait de la forme des écouteurs sur notre torse (bah oui, on porte tout le temps des écouteurs, non ?), ou la version anglaise du Y qui se prononce comme « why » ou pourquoi en anglais, et enfin l’explication la plus simple mais aussi la plus plausible, parce qu’elle suit la génération X.

Bref, tout ça pour dire que nous, la « génération Y » sommes décrits comme hyper-connectés, impatients et bien sûr, anti-hiérarchie.

De nouvelles aspirations

Le phénomène dont je veux parler va quand même bien plus loin que ça. Nous n’avons tout simplement plus les mêmes envies et les mêmes priorités que nos parents et nos grands-parents. Passer sa vie à travailler est devenu quelque chose d’inconcevable. Les journées interminables, les semaines à rallonges, les réunions inutiles, les évaluations, les objectifs… tout ça ne nous intéresse plus. Nous avons besoin de sens dans notre vie, nous voulons créer quelque chose et être utile au moins un minimum. Et bien sûr, nous mettons notre bien être avant tout le reste. Alors évidemment ça peut prendre plusieurs formes : certains veulent se lancer dans l’humanitaire ou l’écologie, d’autres veulent devenir ébéniste ou faire de la maroquinerie, et d’autres encore veulent tout simplement parcourir le monde.

Qu’en pensez ?

Franchement je n’en sais rien. J’entends déjà les commentaires de certains : « ils sont fainéants », « ils sont faibles et ne supportent plus aucune contrariété », « ils sont pourris gâtés », blablabla. Ce n’est peut-être pas totalement faux.

Mais je crois aussi que c’est un phénomène sociologique comme il y en a eu d’autres dans un contexte de crise économique et de surconsommation. On se rend bien compte que l’argent ne fait pas le bonheur, on veut retrouver un sens à la vie et profiter de nos journées au maximum. Quel est le mal à ça ?

Après tout, n’y a-t-il pas une autre façon de vivre que celle de nos parents ? Passer sa vie à cotiser pour sa retraite et se plaindre de son travail à longueur de temps, est-ce vraiment la meilleure façon de vivre ?

Moi en tous cas, j’assume entièrement et j’ADORE ma drôle de vie…

 

Merci à Cécilia, Pablo, Anne So, Chaouki et les autres pour m’avoir inspirée :)

4 Commentaires le Nous, Bac+5 et «envie d’autre chose»

  1. pas totalement daccord….

    la question ce n’est pas de comparer ds modes de vie pour saovir si  » avoir une drôle de vie » ou pas soit une meilleure façon de vivre.
    La question est de travailler dans ce que tu aimes. Et tout d’abord, trouver ce que tu aimes! Pas facile! Mais du moment que tu l’as trouvé, n importe quoi que ce soit, si c’est dans un bureau à cotiser pour ta retraite, ou à travailler à l’autre bout du monde: parce que ce que tu fais te passionnes.

    • Oui je suis d’accord! Et je ne veux surtout pas dénigrer un mode de vie. Ce que je dis c’est que j’ai sentis quelque chose bouger, un phénomène que je n’imaginais même pas il y a quelques années. Mais après tout, effectivement si travailler dans un bureau en faisant quelque chose qui te passionne te rend heureux, c’est le plus important!

  2. Oui sauf que vu la crise, les bac+5 courent après le CDI et le bon salaire. C’est plus facile de tout lâcher quand on a pu mettre des sous de côté. Je crois que cette analyse ne tient pas compte qu’on troc pour beaucoup nos rêves pour survivre.

    • C’est clair qu’avec un peu de sous de côté c’est vraiment plus facile de voyager et de faire plein de choses… Je ne peux pas le nier!! Mais ce que je voulais dire ici c’est que j’ai l’impression que les envies changent aussi. Et en fait depuis la rédaction de cet article je me suis rendue compte que c’était plus une question d’âge finalement. Quand on fait ses études, on rêve de travailler dans un grande boîte, on a de l’ambition professionnelle, etc. Et puis petit à petit j’ai l’impression que les envies se simplifient. Je ne te dis pas combien de personnes j’ai rencontrées qui, autour de la trentaine, changeaient complétement de but : d’être cadre dans une grande entreprise à cultiver ses légumes dans son jardin ou partir faire de l’humaintaire autour du monde. Après, comme tu le dis très justement, la réalité nous rattrape souvent et c’est parfois difficile de concrétiser ces nouvelles envies.

      Merci pour ton commentaire en tous cas :)

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